Les meubles de la sacristie sont de retour

Après plusieurs mois d’intense et minutieux travail réalisé par l’ébéniste André Baudine de l’entreprise Bajart, le mobilier de la sacristie est enfin replacé.

Après les enduits, l’espace muséal retrouve avec son mobilier un cachet de splendeur et de beauté à venir découvrir dès le mois de juin 2017 pour la première exposition du CHASHa.

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Le futur comptoir d’accueil de l’Espace Muséal vous attend dès juin 2017!

Pétition lancée par Myriam Serk de l’IRPA pour le maintien de la cellule « Art & Antiquités »

Voici une pétition lancée par Myriam Serck de l’IRPA pour le maintien de la cellule « Art & Antiquités » de la police fédérale belge.

Le CHASHa espère vous sensibiliser à cette question.

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Pour signer, rendez-vous à cette adresse :

Signez la pétition!

 

 

Voici le texte original de la pétition:

« Après les attentats du 22 mars 2016, le gouvernement fédéral belge a affirmé toute sa détermination à combattre le terrorisme dans notre pays.

Or, par l’arrêté royal du 27 octobre 2015 fixant la répartition du personnel de la police fédérale (Moniteur belge du 30 octobre 2015) il venait de décider de la suppression de la cellule « Art & Antiquités » de la police judiciaire fédérale, qui s’efforce de lutter contre le trafic illicite d’œuvres d’art.

Il est pourtant bien connu que le trafic illicite d’œuvres d’art est l’une des sources de financement du terrorisme international. Dans son discours du 17 novembre 2015 à l’UNESCO, le président français François Hollande a d’ailleurs fait de la lutte contre le trafic illicite d’œuvres d’art un point d’action prioritaire :

« La première de ces priorités, c’est la lutte contre les trafics des biens culturels. Il faut savoir qu’en ce moment même, l’organisation terroriste Daech délivre des permis de fouilles, prélève des taxes sur des œuvres qui vont ensuite alimenter le marché noir mondial, transitant par des ports francs qui sont des havres pour le recel et le blanchiment, y compris en Europe».

À l’heure actuelle, plusieurs pays occidentaux engagent davantage de personnes et de moyens dans leurs actions contre le trafic illicite d’œuvres d’art. C’est le cas des Pays-Bas, du Royaume Uni, de l’Espagne (24 personnes contre 8 auparavant), des États-Unis (16 personnes contre 6 auparavant) et surtout de la France qui abrite une cellule spécialisée de quelque 25 personnes. D’autres pays prennent aussi des mesures similaires. La Belgique s’avance donc résolument, seule, à contre-courant de l’Histoire.

Dans les colloques internationaux, la Belgique a été clairement identifiée comme une plaque tournante du trafic illicite d’œuvres d’art. En supprimant, justement maintenant, la cellule « Art et Antiquités » de la Police judiciaire fédérale, notre pays ne donne pas un bon signal.

Plusieurs organisations nationales et internationales, dont INTERPOL et l’ONU, se sont inquiétés auprès du Gouvernement fédéral de cette mesure, en indiquant que la Belgique n’est plus à même de remplir ses obligations internationales. Aussi, la suppression de la cellule judiciaire « Art & Antiquités » risque de nuire davantage à l’image de marque de la Belgique, déjà ternie par la critique adressée à notre pays à l’occasion des attentats à Paris sur notre manière de gérer la lutte contre le terrorisme.

En supprimant la cellule « Art & Antiquités », c’est en réalité un organe de contact spécialisé qui disparaît. Il ne sera plus possible de répondre à des questions spécifiques d’Interpol, des services de douane étrangers et d’autres autorités ou organisations internationales. Pire encore : la banque de données qui est entretenue par cette cellule judiciaire ne sera plus alimentée. La Belgique deviendra ainsi le maillon faible de la lutte contre le financement du terrorisme et contre le trafic illicite d’œuvres d’art. Il sera très difficile de réparer les dégâts qui en découleront et il faudra en tout cas déployer des efforts financiers considérables.

Plus inquiétant encore, Paris Match a révélé dernièrement que « l’un des auteurs des attaques meurtrières dirigées contre l’aéroport de Zaventem et la station de métro Maelbeek en mars de cette année a participé activement à un trafic d’œuvres d’art en Belgique dans un passé relativement récent. Autour de lui gravitaient d’autres personnages, liés pour certains à Salah Abdeslam ». Sans pouvoir affirmer qu’il pourrait y avoir un lien entre les attentats de Bruxelles et ce trafic illicite d’œuvres d’art, cette information devrait souligner que la négligence du Gouvernement fédéral pourrait nous coûter cher à tous.

 

Pétition:

Monsieur le Ministre de l’Intérieur,

Monsieur le Ministre de la Justice,

En supprimant la cellule « Art & Antiquités » de la Police judiciaire fédérale, vous mettez les citoyens belges, mais aussi les citoyens des autres pays, en danger.

La lutte contre le terrorisme, et donc son financement, doit être une de vos priorités.

Nous vous demandons de revenir sur votre décision de supprimer la cellule « Art & Antiquités » de la Police judiciaire fédérale, et de veiller à renforcer cette cellule. Nous voulons que la Belgique restaure son image à l’étranger en respectant ses obligations internationales et montre qu’elle déploie tous ses efforts pour éviter de nouvelles victimes innocentes.

Les auteurs de la pétition.

Myriam Serck-Dewaide, Gustaaf Janssens

Le Comité belge du Bouclier bleu asbl, est un organe de coordination regroupant des représentants des autorités belges, fédérales et fédérées, et d’organisations internationales, ainsi que des spécialistes en maintien et gestion du patrimoine, qui s’efforce de faire respecter la Convention de la Haye de 1954 et ses Protocoles relatifs à la protection des biens culturels en cas de conflit armé. http://www.blueshieldbelgium.be/francais/frfindex.htm« 

 

Merci pour le patrimoine,

 

Le CHASHa

Fin du travail sur échafaudage pour le chantier du CHASHa

Les travaux de la sacristie, futur espace muséal du CHASHa,  commencés en avril 2016 et dont la fin est prévue en février 2017, commencent à prendre un autre rythme.

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Le travail sur échafaudage est à présent terminé et celui-ci est progressivement démonté. Les enduits et stucs de la voûte et des murs de la sacristie ont reçu deux couches de badigeon à la chaux.

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La restauration des meubles est terminée et la mise en teinte chêne foncée a débutée. L’ensemble des meubles recevront une couche de cire une fois remis en place dans la sacristie.

Dès que l’espace complètement libéré de l’échafaudage, le travail sur le plancher pourra commencer.

Au programme après les fêtes: travaux d’éclairage, réalisation du plancher, remise en place du mobilier, placement de la porte et travaux sur la ventilation.

Des nouvelles du chantier du CHASHa

Quelles sont les nouvelles du chantier de restauration en cours à la sacristie de Bonne-Espérance, futur espace muséal du CHASHa?

D’ici un mois, les enduits devraient recevoir une première couche de peinture. L’analyse de la polychromie réalisée par l’IRPA avait permis de trouver plusieurs couches de peinture successives, les plus anciennes concernant quatre couches d’enduit blanc. L’option choisie dans le respect de l’histoire du bâtiment a donc été de revenir à du blanc. Les couches de bleu et de rose saumon étaient en effet des couches tardives du XIXe siècle.

Le travail au niveau des fenêtres et de la grande verrière a également commencé depuis plusieurs semaines. Une ventilation isothermique est prévue afin de permettre une circulation de l’air et l’évacuation de la condensation à l’extérieur de la pièce. Pour effectuer ce travail, les vitraux à la base des fenêtres ont été démontés. Un plomb au niveau de l’appui de la fenêtre a été posé.

Le travail de restauration du mobilier se poursuit. Le résultat des greffes est époustouflant. A découvrir en images:

 

RE-ORG: une méthode, quatre phases, des outils et des résultats pour les réserves muséales à risque

Le CHASHa a participé au séminaire RE-ORG, « Reconnecting with Collections in Storage », à  Bruxelles ces 28 et 29 septembre 2016.

L’objectif?  Faire le bilan de la session RE-ORG Belgique, lancée en octobre 2015 où plusieurs musées ont été formés et se sont engagés à RE-ORGaniser leurs réserves.

Un constat: Plus de 60% des musées dans le monde ont des réserves à risque. Le patrimoine y est donc en danger et des solutions urgentes, souvent sans budget disponible, doivent être trouvées.

Une méthode et des solutions! Grâce au workbook RE-ORG, quatre phases de travail permettent de dénouer le problème et de mettre en place rapidement des actions pour re-organiser les réserves. La plupart des musées qui ont participé, ont travaillé en petite équipe et sur un laps de temps très court. Un projet plus qu’efficace!

Et pour le CHASHa?  Les réserves du CHASHa ne sont pas encore établies mais le CHASHa revient de ce séminaire RE-ORG avec plein d’idées pratiques et réalisables pour ses réserves. Le projet ne demande plus qu’à arriver à maturation…